Zootopie 2 : Sur les traces de son prédécesseur, un succès sans prise de risque
C’est au tour de Zootopie de s’offrir une suite. Après La Reine des Neiges 2 (2019) et Vaiana 2 (2024), Judy Hopps et Nick Wilde sont de retour dans nos salles obscures. Disney semble avoir enfin compris comment produire des suites efficaces. La formule reste la même : une comédie policière en duo et un message sur l’acceptation de l’autre et de ses différences.

Sur fond d’autorité corrompue et de mafias puissantes, le film reprend les codes du film noir. Les références cinématographiques s’enchaînent : Ratatouille (2007), La Belle et le Clochard (1955) ou même Shining (1980) ont droit à leur clin d’œil humoristique. Disney n’a pas lésiné sur les moyens pour le doublage : Baptiste Lecaplain (Gary), Mister V (Jesùs) et Jean Reno (officiers Chèvre et Bûcheron) rejoignent Fred Testot (Benjamin Clawhauser) et Pascal Elbé (Chef Bogo) au casting français.
Dans le prolongement des univers d’Arendelle et de Motunui, c’est au tour de la ville de Zootopie de présenter son histoire. Contraints par leur capitaine à suivre des séances de thérapie pour équipes dysfonctionnelles, Judy et Nick mènent illégalement l’enquête sur l’introduction illicite d’un serpent en ville. C’est au cours de leur aventure que le duo iconique en apprend plus sur la création des barrières climatiques de Zootopie, ainsi que sur le passé colonialiste et expulsif des fondateurs de la ville censée accueillir tous les animaux sur un pied d’égalité. Un pic adressé au gouvernement Etats-Unien et des parallèles aux conflits internationaux actuels ? Possible, le tout reste subtil mais juste dans son message.
Zootopie 2 reste une réussite sans grosse prise de risque pour Jared Bush et Byron Howard, les réalisateurs du long-métrage. Le film est parfois à l’image du personnage de Flash : paresseux. Trois deus ex machina en l’espace de quinze minutes viennent résoudre les problématiques instaurées par un scénario qui, dans sa construction, ressemble beaucoup à celui du premier. Frustrant, donc, mais les détails autour de la fondation de la ville de Zootopie suffisent à faire de Zootopie 2 une suite propice à la compréhension de l’univers.
À destination des familles, le film parvient à ne pas tomber dans le trop enfantin. Des décors sublimes et variés, un rythme effréné, Zootopie 2 est le film de Noël parfait pour des studios Disney qui cherchent à se rattraper après les échecs d’Avalonia (2022) et Wish (2023) ainsi qu’un Vaiana 2 (2024) inégal.